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L’île d’Oléron de haut en bas à vélo

Deuxième île française après la Corse, Oléron offre tout au long de l’année l’occasion de balades toniques et vagabondes, entre marais salants et longues plages de sable fin. Côté pistes et cheminements pour le vélo électrique, elle n’a rien à envier à ses proches concurrentes.

Trente-cinq kilomètres de long sur douze de large, du soleil à revendre (2 500 heures par an), du vent et de l’espace, des marais salants et des parcs à huîtres, un environnement insulaire intact, des écluses à poissons uniques et quelques magnifiques bois de Pins. L’île possédait déjà une pléiade d’atouts, elle leur a ajouté, comme Ré, sa voisine, un réseau de pistes en site propre (une centaine de kilomètres aujourd’hui) qui a fini d’en faire un espace atlantique ouvert à toutes les promenades de grand air avec un effort important sur la sécurité des cyclistes.

Les randonnées à vélo électrique de l’île d’Oléron

II n’existe pas de principe obligé de randonnée sur le vaste territoire oléronais. De Boyardville au Château-d’Oléron, de La Cotinière à Saint-Pierre, tous les secteurs de l’île sont directement raccordés au réseau de pistes, y compris le très résidentiel secteur de Saint-Trojan niché dans la partie sud de l’île, au creux d’une forêt domaniale qui la protège des vents dominants. Outre un calme particulier, une vue imprenable sur le perthuis de Maumusson, un village ostréicole, un musée de l’huître et un parc naturel départemental, la localité reste vivante le plus clair de l’année. De là, on pourra rejoindre par piste la grande plage sud de l’île, le temps d’un ban de soleil ou d’un bon bol d’air, ou pousser aussi bien jusqu’à la « carte postale » du port des Salines, vers Ors ou vers Le Château-d’Oléron, dominé du colossal ouvrage de Vauban. Un Itinéraire thématique, la route des huîtres permet de prendre au choix vers Dolus ou, plus au nord, vers Boyardville, face au désormais célébrissime fort Boyard. On y dégustera les produits locaux en sirotant une boisson désaltérante

Dans la partie nord de l’île, un nouveau cheminement permet de pénétrer l’atmosphère étrange des marais du Douhet. Au nord de l’île, le cheminement cyclable qui mène de Saint-Denis-d’Oléron à Brée-les-Bains fait songer à un dispositif passionnant d’écluses à poissons.

Géométrique enfilade d’arcs de plein cintre, sous le pont d’entrée de la citadelle du Château-d’Oléron.

Au nord de l’île d’Oléron, le pêche à l’écluse

Au départ de Saint-Pierre ou de Saint-Georges-d’Oléron, la partie nord de l’île ne manque pas d’attrait non plus. Selon le temps, l’ensoleillement ou le sens du vent, on peut choisir pour but de ses promenades la forêt domaniale des Saumonards, à l’est, ou celle de Domino à l’ouest, toutes deux largement équipées en aires de pique-nique. On en profitera pour observer, à l’ouest comme à l’est, un patrimoine quasi exclusif de l’île… La quinzaine d’écluses à poissons qu’entretiennent et exploitent patiemment une poignée de passionnés. Des 237 écluses qui marquaient encore le rivage (ou plutôt l’estran) au milieu du siècle, 14 ont été préservées qui fournissent le spectaculaire témoignage, panneaux explicatifs à la clé, de cette ancienne et très curieuse façon de pêcher. Si l’origine de la technique remonte sans doute aux « cueilleurs » de la mer du Moyen Age, il est probable qu’elle aura été aussi le premier « chalut » des hommes de la préhistoire. À travers les vastes marais de Douhet. L’île comptabilise aujourd’hui près de 100 km de pistes en site propre.